• David Cameron bidouille allègrement le débat sur la sortie de l'Europe

    David Cameron bidouille allègrement dans le débat sur la sortie de l'EuropeC'est invraisemblable. David Cameron, le Premier ministre britannique, vient d'annoncer qu'après qu'il ait terminé ses négociations avec l'Union Européenne, il laisserait ses ministres libres de faire campagne pour la sortie du Royaume Uni de l'Union ou, au contraire, pour son maintien. Et d'ajouter que, quel que soit le résultat du référendum, il demeurerait comme Premier ministre. C'est vrai,ça aussi, pour une affaire si secondaire...

    L'Union Européenne est si peu importante...Cela fait des mois, si ce n'est des années, que le débat public en Grande-Bretagne tourne autour de l'éventualité d'une sortie de l'Union et... tout ça pour ça. C'est à n'y pas croire et cela montre que, si on se moque périodiquement de l'attitude qui a prévalu en France au moment du référendum de 2005 sur l'adoption de la constitution européenne, nos voisins britanniques se préparent à faire de même. C'est vrai que l'opinion populaire, n'est-ce pas, on s'en moque un peu. 

    A moins qu'il faille comprendre (ce que je ne crois pas) que l'Union Européenne est si peu importante qu'on ne va pas se tracasser pour si peu. Une nouvelle fois s'impose la détestable image d'une classe politique totalement opportuniste qui n'a pas de vraies convictions. Il faudra guetter avec une grande vigilance la réaction des Britanniques, si enthousiastes pour reconduire, il y a peu, Cameron et sa majorité conservatrice, notamment sur des arguments qui promettaient qu'on les écouteraient quant à l'Europe. Au passage, lorsqu'on a une classe politique qui a été, de façon si constante depuis des années, opposée à l'Europe, il est probablement en effet préférable de la quitter. La City fera grise mine et les banques continentales s'en frotteront les mains...

    L'Union Européenne est si peu importante...Ceci noté, je me permets de faire un pas de côté à propos de l'influence réelle de l'Union Européenne. Dans les prochains jours, elle devrait, au plus haut niveau, se prononcer sur le cas polonais et voir en particulier si elle avalise les tripatouillages constitutionnels qui viennent de s'y produire et la mainmise sur les médias publics. Il est difficile de ne pas noter que lorsqu'il s'est agi de la Hongrie, elle a finalement capitulé en rase campagne. On veut espérer que, prenant compte du ridicule de son absence de position sur des questions aussi importantes que le fonctionnement d'une démocratie que l'on inonde de crédits, elle se décidera à prendre des mesures discriminatoires à l'encontre de la Pologne. On ne peut pas à la fois recevoir des crédits massifs de Bruxelles (la plus haute barre de mon graphique)  et lui cracher à la figure.


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