Je fais comme tout le monde: je feuillette l'actualité du jour. Et là, je vais vous en apprendre de bien bonnes. Figurez-vous qu'une miss (belge, je crois, mais je ne suis pas sûr) a été touchée, elle-aussi par l'affaire Charlie, que l'immobilier à Montréal connaît un rebond et que la fréquentation de l'aéroport de Genève augmente de 5%.
Ouais, bon. Je veux bien. La vie reprend. Va y avoir les fluctuations des cours de Rungis aussi. Nous qui, spontanément, de façon inmaîtrisée, nous sommes jetés dans les rues provoquant un souffle sans équivalent, nous voilà qui allons devoir refaire avec les "variations saisonnières". Ben putain!
Les petits salisseurs ont repris leurs places sur les réseaux sociaux qui vous tartinent que c'est très mal qu'il y ait eu des dictateurs à Paris. Oui, çà c'est sûr. Il est bien connu qu'existent de grandes et belles nations où jamais ne vient le plus petit salopard. Faut vraiment que ça soit cette France de merde...
Non mais attendez les gars, quelle est l'information qui s'impose? Qu'est-ce qui est important? Que jamais dans son histoire la France n'ait connu pareils rassemblements ou que des vilains méchants aient serré la main du président?
La hauteur, c'est à chacun d'entre nous, en lui-même de la trouver. Je comprends bien que, forcément, dans les cortèges, on trouverait des gars qui trompent leur femme ou qui ne payent pas leurs impôts. Mais le procédé est un peu commode. Nous avons tous participé d'un évènement immense. Peut-on obtenir, pour quelques jours seulement, qu'on reste à sa hauteur?